La plateforme – 2020

films, Non classé

Après The irishman je n’avais pas vue depuis longtemps autant de polémique pour un film Netflix. Et je comprends pourquoi tout le monde en parle. C’est un film qui soit trombe très mal soit très bien, je suis plus du deuxième avis. Il a une double lecture : socio-politique et religieuse.

Mais dans toutes les lectures envisageables, le fondement se base sur l’égoïsme de l’humain, son individualisme. D’une manière ou d’une autre il faut faire passer le message à tous les niveaux.

Un film espagnol réalisé par Galder Gaztelu-Urrutia

Synopsis : Dans une prison-tour, une dalle transportant de la nourriture descend d’étage en étage, un système qui favorise les premiers servis et affame les derniers.

Lors de son recutement Goreng le protagonniste chsoisi son plat preferé , comme tous les autres habitants que la fosse , de plus il a la possibilité nimporte quel objet de son choix .

Il n’avait pas l’air de savoir dans quoi il s’embaraquait puisqu’il a amené un livre et non une arme .

Premier element qui prouve que face une crise ( ici centralisée dans la fosse)  certains sont plus prévoyant puisque ils choisissent un outil , une arme ou un soutien moral( le chien) . Goreng fait parti de ceux qui n’étaient pas au courant de ce qu’il se passait dans la fosse avant d’arriver sinon il n’aurait pas prit un livre .

Lui pensait arriver la pour passer un séjour d’enfermement « normal » mais dans de bonne condition, dans le but de décrocher un diplôme, et au passage arrêter de fumer.

D’autres, comme son premier camarade d’étage, Trimagasi sont là pour éviter la prison.

Trimagasi joue le rôle de mentor pour Goreng dans la première partie du film. Il est l’incarnation de la victime du système, dépourvue de toute dignité humaine. Il s’est résolu à s’adapter au système na manger pour ne pas être mangé. Survivre avant tout. C’est ce qu’il apprend à Goreng, à qui il s’attache. Mais arrive le temps où Trimagassi sait qu’en étant à un étage très bas il allait mourir de faim. Il prend toutes les dispositions pour survivre.

Imoguiri est une ancienne employée de la plateforme qui se lance aveuglément dans la fosse. Elle n’avait pas l’air de connaitre elles n’ont plus les rouages de la prison. Elle s’y jette, puisque déjà condamné par un cancer. Affligée par le comportement des gens elle essaie de raisonner les gens afin que tout le monde puisse manger. Mais la logique du monde est tristement ainsi : Ceux du dessus n’écoutent pas ceux du dessous et ceux d’en bas ne considèrent pas positivement ceux d’en haut.

Pour rappel, lors de son recrutement, Goreng choisit son plat préféré, des escargots. Si chacun des habitants de la fosse se contentait de manger un seul plat, sa part, il y en aurait donc pour tout le monde. Mais les gens du haut mangent trop. Ce n’est qu’en cas de solidarité de tous les niveaux, comme le suggère Imoguiri, que tout le monde pourra survivre.

Goreng, voit défiler plein de personnages autant uniques que symbolique qui, soit s’adaptent, soit espèrent. Comme la mère, qui ‘est adapté au système et cherche en vain son enfant. Ainsi que Baharat, qui lui, est le croyant aveugle, qui espère tant bien que mal sa rédemption. Il s’accroche à dieu plus qu’à la nourriture. C’est d’ailleurs un des rares personnages à vouloir sortir de la fosse.

A la fin du film, la plateforme arrive finalement au niveau 333 (il y a donc 666 habitants dans la fosse), où un enfant se cache sous le lit. Goreng et Baharat descendent de la plate-forme pour l’aider, avec une panna cotta à la main, et la plate-forme part sans eux. Normalement, le fait d’avoir la panna cotta devrait entrainer une grosse variation de la température et les tuer, mais ce n’est pas le cas. Peut-être parce que d’un seul plat. Il n’y a pas d’excès. On peut imaginer que chacun pourrait, à son étage, prendre son plat sans se presser et que rien en se passerait. Mais si tel est le cas, est-ce vraiment le système, l’administration, le problème ? Le seul fait de ne pas enclencher le mécanisme de température est un signe de bienveillance à l’égard de ceux qui ne consomment pas démesurément. Ce sont les habitants de la fosse, lorsqu’ils sont aux étages supérieurs, qui sont responsables de la manière dont les choses se déroulent.

Finalement, lors de la dernière séquence du film, la plate-forme descend dans le vide et s’arrête dans ce qui ressemble à l’enfer. Trimagasi dit à Goreng que son voyage est terminé, car il n’est pas le message, et le message ne nécessite aucun porteur. Goreng accepte et quitte la plate-forme pour rejoindre Trimagasi dans la mort. L’enfant reste sur la plate-forme et remonte. Le film se termine là.

Le message est simple : Si tout le monde mangeait à sa faim, toute le monde aurait à manger. Amis nous savons très bien que ce n’est pas la réalité. Ce film est très bien tombé, et, à mon sens, il devrait être vu par le monde entier (enfin le message). Puisqu’avant la pandémie, c’était déjà le cas, les riches se surnourrissent et ne laissent que les miettes aux pauvres. Et Aujourd’hui, au moment où le film a fait polémique c’était la période de début du confinement, et les gens se précipitaient dans les magasins pour les dévaliser. « Moi d’abord, les autres se démerdent »

Pourquoi les gens sont dans la fosse, qui est la petite fille, pourquoi est-elle le message ? Tant de questions que l’on se pose après le visionnage du film.

Il semble y avoir deux moyens d’accéder à la fosse, soit par choix ou par contrainte. Mais une des choses que je ne comprends pas c’est à quel moment dans une vie on se dit que s’enfermer dans une fosse est une bonne idée pour avoir un diplôme ou arrêter de fumer. Cela pose la question de l’univers qu’il y a autour de cette prison, si c’est une situation de crise, postapocalyptique.

La petite fille n’est surement qu’une création de Goreng, qui cherche du sens à ce lieu, à ses actes avant de mourir, aux actes de Miharu… Finalement, comme Miharu, il créé un enfant qui n’existe pas. Il n’est peut-être même pas encore complètement mort lorsqu’il imagine l’étage 333, mais il est gagné par la folie. La fin du film de la Plateforme est métaphorique car Goreng meurt en paix, croyant avoir fait une différence, et disparaissant dans l’enfer.

Une chose n’es jamais arrivé c’est la question de l’extérieur, on ne sait pas ce qu’il s’y passe. S’il ne s’y’ passe rien d’inhabituel alors POURQUOI personne n’éprouve l’envie (saut Baharat) de sortir. Sur 666 personnes potentiel il n’y a qu’une seule personne qui veut sortir… Mouais, non je n’y crois pas. C’est une des choses qui m’as fait décrocher du film. Il perte de sa réelle crédibilité

SURTOUT qu’il y a un moyen très simple de sortir, se mettre sur la plateforme et remonter avec elle. Puisque c’est ce que Miharu fait, elle passe son temps sur la plateforme

Pour finir je considère que c’est un film voir , je l’ai bien aimé . Ce qui est dommage c’est qu’il ne se suffit pas a lui même , il fait qu’il y ait une vidéo d’explication

Denis Villeneuve a fait plus vite , plus court et plus efficace en 2008 :

La bande annonce

la vidéo explicative

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Note : 1 sur 10.

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